16 avril 2016

Il n'est jamais trop tard...

 
Sais-tu réellement ce que tu as dans ton assiette ? Entre la vache qui devient folle, les nuggets à base de poussins, la viande bovine qui devient chevaline, le jambon reconstitué, qui s’y retrouve ?

L'Ardenne Belge I 2012

La consommation de viande a son histoire. Elle a évolué au cours des guerres, des révolutions industrielles, des intérêts économiques. Autrefois réservée aux pays riches ou aux jours de fête, sa consommation ne cesse d’augmenter. Dans les pays développés, un adulte mange en moyenne 88 kg de viande par an, soit plus de 240 gr par jour. En 50 ans, la production de viande a quintuplé. Une demande croissante, une production intensive qui ont aussi une face cachée, ayant des répercussions négatives à différents niveaux. Si manger de la viande reste pour certains une évidence, il est temps de regarder autrement ce produit souvent sous cellophane et de se poser quelques questions sur la vie de cet animal avant qu’il arrive au rayon boucherie !

ECOLOGIE
Manger autant de viande que nous le faisons dans les pays industrialisés est une catastrophe pour la planète ! Si ces animaux sont élevés dans l’unique but de nous nourrir, ils doivent d’abord être nourris ! La majorité des terres agricoles dans le monde sont destinées à des cultures pour le bétail. Des hectares de forêt sont brûlés pour laisser la place à des cultures comme le soja. La forêt amazonienne en paie le prix fort et à cette vitesse sa déforestation risque de mettre en péril l’équilibre même de l’écosystème. Ensuite, ces céréales doivent être acheminées vers les animaux, ce qui implique une dépense colossale d’énergie fossile. Pour produire toujours plus avec un minimum de perte, les monocultures intensives et l’usage à outrance de pesticides sont devenus les alliés de ce marché. Pour produire 1 kg de bœuf, il faut 7 kilos de céréales et plus de 13 500 litres d’eau contre 290 litres pour 1 kg de pommes de terre. Sachant qu’on estime que la population mondiale en 2050 s’élèvera à 9 milliards d’humains, continuer à produire au rythme actuel est tout simplement une aberration ! Sans parler des milliards de tonnes de déchets qui polluent les sols et les rivières. L’élevage acharné serait responsable de 18 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde.

SANTE
Certains professionnels de la santé répètent encore qu’il est nécessaire de consommer de la viande pour être en bonne santé, la viande étant la meilleure source de protéines et de fer. Les végétariens vous diront le contraire ! Ce qui est de plus en plus démontré, c’est que manger trop de viande est néfaste et que toute viande n’est pas bonne à manger. Cette consommation à outrance aurait un lien direct avec certaines maladies : cancer (côlon, prostate), maladies cardio-vasculaires, hypercholestérolémie, obésité, hypertension... surtout la viande rouge qui est riche en graisses saturées. Et puis, ce ne sont pas les protéines dont notre corps a besoin mais des acides aminés, tu comprendras plus en regardant cette vidéo.

Pour suivre la demande, les grandes structures d’élevage ont décidé que la rentabilité était le premier objectif à atteindre ! La bonne blague ! Dans ce but, les animaux sont bourrés d’antibiotiques, les bactéries deviennent de plus en plus résistantes et par conséquent la dose d’antibiotiques est augmentée. On comprend mieux le pourquoi de cette campagne contre les antibiotiques chez la plupart de nos médecins traitants ! C’est un cercle vicieux qui se met en place.

L'Ardenne Belge I 2012 

Pour gagner de l’espace, les animaux sont élevés dans des zones restreintes où ils n’ont que peu ou pas de possibilité de bouger. Leur nourriture de base est modifiée pour qu’ils se développent plus vite que ce que la nature prévoit. Pourtant, il semble évident qu’une vache n’a pas besoin de manger du soja ou des farines animales, mais tout simplement de l’herbe et du foin. Toutes les conditions sont réunies pour l’émergence et la propagation de nouveau pathogènes. D’après la FAO « Food and agriculture organization », ces dix dernières années, les trois quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains proviennent des animaux ou produits animaux. Partons du principe que nous sommes ce que nous mangeons, triste constat, n’est-ce pas !

ETHIQUE
Les discours sur la souffrance des animaux peuvent en irriter plus d’un, c’est malheureusement une réalité. Sur 60 milliards d’animaux tués dans le monde, pour des milliards d’entre eux c’est le matador qui règne en maître et les lois ne sont aucunement respectées, malgré une réglementation en vigueur ! Pour mieux comprendre, un ouvrage : « Ces bêtes qu’on abat : Journal d’un enquêteur dans les abattoirs français », description des enquêtes effectuées par Jean-Luc Daub dans les abattoirs français durant une quinzaine d’années qui lève le voile sur le malheur de nos amis :/

Au fil du temps, nous avons fait une coupure artificielle entre ce qui est dans notre assiette et la provenance. Pourtant, les becs des poules sont coupés, les veaux séparés de leurs mères, les cochons élevés sous lumière artificielle... Il fut un temps, où l’animal avait sa place au sein des hommes. L’homme vivait avec ses animaux, les respectait. Le bétail profitait d’une vie au grand air avant de mourir. Les animaux ne vivent plus et ne survivent plus... non plus !

Chinatown I 2009

QUE FAIRE
Se poser, réfléchir... Es-tu en accord avec toi-même, est-ce que tes opinions, tes actions sont alignées ? Personnellement, c’est la deuxième fois que je supprime la viande, cette fois-ci c’est la bonne ! La première fois, j’ai perdu 5 kilos, tout le monde s’inquiétait de ma santé, je n’étais pas prête. Je ne connaissais pas assez les alternatives, j’ai pris peur. 

Aujourd’hui, je suis en pleine transition alimentaire et spirituelle, j’ai rajouté énormément de fruits et légumes bio cultivés par mes soins (on n’est jamais mieux servi que par soi-même) au moins je sais ce que je mange ! Je me sens vraiment plus légère, tant spirituellement que physiquement ! Je te le conseille vivement ! Si tu rencontres des difficultés, commence par repenser ta manière de consommer. Mais surtout ne pense pas arrêt de... pense plutôt je rajoute des aliments savoureux. Tu te sentiras moins en manque ! Avant tout, il est important de redevenir des consommateurs actifs choisissant leur nourriture en toute conscience ! 

Se nourrir bien devient un véritable sport. C’est une étude de marché à chaque achat, je pense que de ne plus aller au supermarché te simplifiera la vie ! Pourquoi ne pas retourner chez les petits producteurs :) Si tu n’y arrives pas, choisis au moins de la viande « bio » (pas des supermarchés, on s’entend !) qui, logiquement, garantit que l’élevage se fait avec des aliments exempts d’engrais chimiques, pesticides, OGM, hormones de croissance... mais ne supprime en aucun cas la souffrance de l’animal emprisonné !!!

Me and Jäger I 2014

QUELQUES SUBSTITUTS
Le tofu
Il est issu du fromage de soja ou du lait de soja caillé avec du sel de magnésium ou de calcium. Le tofu a peu de goût et doit véritablement être préparé. Il se consomme frais, cuit à la vapeur, poêlé ou frit, en salade ou en sauce. Il prend la saveur de ce avec quoi on l’allie.

Le miso 
Aliment japonais traditionnel qui se présente sous forme de pâte fermentée, à haute teneur en protéines, de goût très prononcé et très salé. Il peut être de couleur beige ou jaune pâle à brun chocolat foncé et sa texture ressemble à celle d’un beurre de noix. Très facile d’apprêt, puisqu’il suffit de l’incorporer directement à la nourriture déjà préparée, il constitue une alternative au sel de table, à la moutarde, au jus de viande, au concentré de tomate et aux fromages à pâte molle.

Le tempeh 
Il est obtenu par fermentation du tofu sous l’influence d’un champignon. Il est vendu sous diverses formes. Le tempeh est l'aliment végétal le plus riche en vitamine B12.

Le quorn
Le principal composant du quorn est une microprotéine obtenue par fermentation d’un champignon, le Fusarium Graminearium. Après que la substance ait été filtrée, des aromatisants végétaux et du blanc d’œuf sont ajoutés. La pâte est cuite et découpée. Il fait désormais partie des substituts les plus cuisinés. Question goût, le quorn trouve généralement beaucoup d’amateurs, car sa texture s’apparente à celle du poulet.

Le seitan
Cette sorte d’aliment a été très tôt adoptée par les moines bouddhistes qui l’ont importé dans toute l’Asie. Il est utilisé comme source de protéines dans le végétalisme et le végétarisme. Son aspect et son goût se rapprochent beaucoup de la viande. Sur le plan nutritionnel, le seitan est un aliment riche en protéine (30 %), peu calorique (110 calories aux 100 g), ne contenant quasiment pas de graisse et sans cholestérol.

OSE LES VARIANTES
Les légumineuses
Elles comprennent le fèves, les nombreuses variétés de haricots aux couleurs diverses (noirs, jaunes, marbrés, verts, blancs), les lentilles (beluga, blondes, corail, vertes), les lentillons, les pois (chiches et cassés) et le soja.

Les tubercules
Carottes, panais et patates douces selon les saisons.

Les courges
Butternut, potiron, potimarron... à partir de  l'automne, jusqu'à la fin de l'hiver.

Pour finir un blog bien sympa pour faire le seitan soi-même :)
Ma lecture du moment : EAT : Chroniques d'un fauve dans la jungle alimentaire
Bonne lecture et n'oublie pas... Unissons-nous afin de créer un monde plus juste...

Sources : A table !!! I La vérité sur la viande I Bidoche : L'industrie de la viande menace le monde
2 commentaires

2 commentaires:

  1. Merci pour cet article très complet, très détaillé ! Les légumineuses aussi sont de bons substituts aux protéines animales il me semble :o)
    Bon dimanche

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    Réponses
    1. Merci Nat, pour ton commentaire pertinent. Effectivement j’ai oublié les légumineuses ;)
      Je rajoute cela directement... oups. ;)
      Une belle journée

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Textes, images et vidéos par Christiane Désir. Sous licence "CC" Creative Commons - Attribution-NoCommerciale-NoDerivatives 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0).

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