27 janvier 2015

Rob Hopkins des imaginations qui fleurissent...

 
Oui, j’y étais, et ce n’est pas sans fierté que je vous l’annonce, car pour moi, Rob Hopkins c’est comme Pierre Rabhi, Gandhi ou Martin Luther King. C’est un humble audacieux, qui essaye, à sa manière, de faire progresser les choses, de dénicher des solutions. Ce n’est pas un homme qui reste à se plaindre sans ne rien faire ! Mes amis, la révolution dans votre salon est finie ! Elle se passe tout autour de nous, il suffit d’ouvrir bien grand les yeux et d’y croire ! 


À l’égard des crises économiques, sociales, climatiques et énergétiques, le réseau de la transition, parti de Grande-Bretagne en 2006, compte plus de 1300 groupes et initiatives de transition dans 43 pays et crée des opportunités de changement radical pour construire un futur motivant ! Rob Hopkins, né en 1968 à Londres, appelle à l’action et explique pourquoi réagir devant cet essoufflement de la croissance et aux dérèglements climatiques ! Et surtout, il nous montre comment le faire...

26 janvier 2015 I Saint-Gilles 
C’est avec joie que je me retrouve dans une salle comble à la Tricoterie ! Aujourd’hui, nous célébrons la transition, les liens sociaux qui en découlent et les acteurs de cette transition. Nous, acteur citoyen, nous n’attendons plus que l’on nous sauve ! Nous nous sauvons nous-mêmes ! Toutes les générations sont représentées ! Il n’y a pas d’âge pour améliorer les choses ! Rob arrive dans la salle, tranquille, zen, il attend, il tapote du bic et discute déjà avec le public qui vient à sa rencontre. Il est très souriant. Les gens bavarde, patiente, dans le brouhaha des mots surgissent ; terre, planète, gouvernement, résilience, de mon temps... 

Monsieur Olivier De Schutter, ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation 
« Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue » Victor Hugo. Chaque semaine des rapports scientifiques nous alerte sur l’urgence de ralentir ! Notre approche de vie nous fait franchir des seuils écologiques. On nous montre des diagnostics sombres, depuis 1970 nous consommons 1 planète, 6 à l’échelle mondiale. Il y a différent comportement face à ces événements, diverses manières de comprendre la crise... 

Je ne vais pas vous citer toutes les études psychologiques sur le mode de fonctionnement de l’homme en général. J’aimerais me fixer sur les optimistes, les enthousiastes, les rêveurs, les créatifs, les explorateurs, les inventeurs, les visionnaires. Ceux qui ont envie de faire des choses, explorer et créer ce que l’on veut vivre ! La crise manque d’imagination dit Rob Hopkins. C’est vrai, ils n’utilisent que les mots ; austérité, argent, terrorisme, peur, police, militaire, attentats. C’est sûr, le gouvernement n’est pas très chaleureux et forcément, nous, le peuple qui écoutons ce qu’ils ont à nous dire, nous sommes sur les rotules. Il faut vraiment être un super héros pour se lever et se motiver. La plupart de mes connaissances, me disent que cela va devoir passer pas une troisième guerre mondiale. Le mot « guerre » est sorti, horreur ! Mon père me disait la même chose, les années d’après-guerre étaient les meilleures, les années d’or ! Les hippies y croyaient, il y a eu Woodstock, mais au final, rien n’a changé ! Un enfant n’apprend pas à marcher du premier coup, après plusieurs chutes, il se relève ! Sommes-nous obligés de tout raser pour tout recommencer ? Je dis non ! Des rustines par-ci par-là, non plus ! Il faut se renouveler sans pour autant tout détruire ! Il nous faut des hommes, fous pour certains, visionnaires pour d’autres. François Schuiten, Rob Hopkins, Pierre Rabhi et il y en a encore beaucoup d’autres, qui sait, peut-être vous qui me lisez ! 

Certains d’entre nous, en vieillissant, perdent cette faculté d’imagination. L’enthousiasme d’un enfant, sa créativité, n’a aucune limite ! Si en plus, vous regarder le journal télévisé tous les jours, vous êtes de plus en plus moroses, dans les médias ils nous disent que c’est normal d’être déprimé, le temps, le manque de lumière. Je rigole... J’éteins cette boîte déprimante et je me mets à rêver. Que puis-je faire ? Que pouvons-nous faire ? Construire des super adobe pour qu’il n’ait plus jamais de sans-abri, s’imprégner de chaque parcelle de nos villes et y planter des légumes et des fruits, plus jamais de famine ! Placer toute la planète sur le même pied d’égalité ! Prendre le meilleur de chaque pays ! Il n’y aurait plus de paradis fiscaux, mais un paradis, notre paradis ! Cela ne sert à rien d’aller au Bangladesh pour leurs misérables salaires, car maintenant leurs salaires et leurs droits sont équivalents ! Ce sont mes idées… utopistes, irréalistes ! Cela arrangerait les magouilles de certains ! Assurément ! 


Rob Hopkins, cofondateur de Transition Network  (UK) 
Il débute avec une citation datant de 1967 de Martin Luther King : « Nous devons entreprendre une révolution radicale de nos valeurs. Nous devons rapidement amorcer le passage d’une société “centrée sur les choses” à une société “centrée sur les personnes ». » Rob Hopkins va essayer tout au long de cette conférence de nous donner des sensations, des sentiments, il veut communiquer des possibilités, car d’après lui c’est ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui. L’obstacle qu’il rencontre le plus, quand il croise des gens du gouvernement, c’est le manque d'inventivités, une crise de l’imagination. Ce qui est enthousiasmant, ce sont toutes ces imaginations qui fleurissent... 

Je suis une boule d’énergie, on me dit souvent que je suis une personne enthousiaste. Je fais ou je ne fais pas, c’est peut-être un peu mon côté binaire. Mais Rob, tel un chanteur de gospel, nous dit : « nous sommes tous formidables ! » Il réussit à me booster encore plus ! L’homme a déjà prouvé plus d’une fois, son imagination. Depuis l’invention de la roue, jusqu’à nos satellites, nous arrivons à créer l’impossible. Uniquement pour du profit, c’est ce que l’on a tendance à penser actuellement. Auparavant, l’homme observait les étoiles, pour pouvoir naviguer, cela avait du sens. Nous devons retrouver cette perception ! 


Nos défis sont communs 
La solitude dans nos villes, l’appauvrissement de la population ! Soyons inventifs pour notre bonheur national brut, nous sommes tous à la quête de douceur. Réinventons la joie ! Être heureux, ce n’est pas être riche, car la courbe du bonheur le prouve, elle reste stable tandis que les profits décollent ! N’y a t’il pas une leçon à prendre ? 

Josué Dusoulier, Ath en Transition et cofondateur du Réseau Transition 
« En 2010 quand j’ai découvert la transition par hasard, si l’on m’avait dit que je devrais parler après Rob Hopkins dans une salle de conférence face aux caméras qui retransmette en direct, j’aurais pris cela pour une blague, comme quoi tout est possible, certainement ! » 

Des actions locales réussies 
Le projet Get-it à Grez-Doiceau, le retour des vergers à Saint Quentin (région parisienne), un supermarché coopératif de produits locaux en Espagne, un plan de descente énergétique à Totnes en Angleterre, une monnaie locale à Bristol, le retour de la bicyclette en Italie, un « Répar’ Café » à Paris, le Bio d’ici à Ath, des jardins partagés qui se multiplient dans le monde, un moulin en Argentine, une coopérative d’énergies renouvelables au Japon… et bien d’autres success-stories réjouissantes.

EN BREF
Lisez le livre de Rob Hopkins « Ils changent le monde », participez aux initiatives de transition écologique de votre quartier, trouvez un sens à votre vie, ne soyez pas pessimistes, aidez les autres, apprenez à connaître votre voisin, qui sait, il est peut-être formidable !!!


3 commentaires

3 commentaires:

  1. Le discours d'Hopkins se fonde sur la prise en compte du concept de "pic pétrolier". Encore aujourd'hui, il y a des détracteurs de cette théorie, arguant qu'on découvre encore des nappes pétrolifères. A ceux-là, il est facile d'argumenter: les nappes ne sont pas infinies; elles mettent des millions d'années à se former, et les chiffres du rapport offre/demande tendent à sérieusement considérer que si le pic pétrolier n'est pas encore atteint, il le sera incessamment sous peu.. c'est inévitable.
    D'où l'idée de transition. Mais, qui dit "transition", dit "passer d'un état à un autre".
    De quoi s'agit-il? Je pense qu'on pourrait illustrer la pensée d'Hopkins par: "passer d'une société reposant sur le pétrole à une société étant en pénurie de cette ressource première", en amortissant les crises socio-politico-économiques induites. Bref, anticiper le chaos et la décadence de la "civilisation pétrole"... et son avatar principal: le capitalisme consumériste valorisant l'individualisme par nécessité..
    Je pense que l'initiative des Hopkins et autres Pierre Rabhi sont des démarches salutaires pour le bien-être, le vivre-ensemble, la réappropriation de l'individu sur sa propre vie en corrélation avec ses semblables et son environnement; mais je crains que cela ne re-devienne plus jamais un modèle de civilisation... tout au plus quelques hâvres de paix, à peine tolérés, et qui disparaîtront, écrasés sous le poids du Nouvel Ordre Mondial (tel que défendu par Bush, Obama, Sarkosy, et Hollande, et Merckel, etc...)... un monde de standardisation au modèle capitaliste américain.
    Et si on pouvait craindre que le "pic oil" ne menace cette entreprise mondialiste de standardisation, c'était sans compter l'ingéniosité de l'intelligentsia: après le pétrole, ce sera peut-être l'hélium 3, découvert en grandes quantités sur la Lune, avec en appui les énergies renouvelables, et le nucléaire qui conserve la pôle position.
    Cela dit, je crains que les conséquences du pic pétrolier ne se fasse ressentir exponentiellement, et que le réajustement par d'autres sources d'énergies nécessite une phase de transition. Cette phase passera très certainement par le "localisme" (Hopkins, Rabhi, et d'autres), en totale opposition avec l'idéologie mondialistes du capitalisme. Il y aura donc, d'une part, des collectivités ("communistes"), basées sur le partage des savoirs et des savoir-faire -> et retour dans la collectivité; et d'autre part une civilisation décadente (car en pénurie de sa principale source de fonctionnement), basée sur l'individualisme, et le monopole du savoir et du savoir-faire -> et retour aux élites.
    ... La bataille risque d'être rude. Et malheureusement, ceux qui ont les moyens ne sont pas pacifistes; leur pragmatisme opportuniste leur interdisant les valeurs trop "idéalistes".
    Je renvoie au film de Cameron, Avatar, qui fait une synthèse de la situation, et montre clairement les positions idéologiques et philosophiques des deux tendances face à la démographie exponentielle et les besoins qu'elle suscite.
    Il va de soi qu'il faut comprendre, qu'à terme, la démarche expansionniste, mène à la conquête d'autres planètes et implique de manière sous-jacente des théories transhumanistes. Transférer le savoir et l'intelligence de l'Homme dans une Machine plus adaptée aux voyages interstellaires. Car il faut que chacun sache que c'est bien cette question qui taraude nos éminences grises, et que c'est cette solution qui est envisagée. L'immortalité et la conquête du Cosmos... rien que ça!!!
    Pour le bonheur et la conquête de soi, ils ne sont pas munis des bons neurones, malheureusement.

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  2. Brigitte Marchal
    je suis en grande partie ok avec ce que tu décris mais tu ne prends absolument pas en compte dans ton commentaire que la consommation du pétrole/gaz/charbon restants va entraîner une hausse des t° sur la terre telle que la vie y sera une âpre lutte avec toutes les violences que l'on peut imaginer et qui ont déjà commencées. Encourager , soutenir la transition vers une société décarbonisée est essentielle même pour les oligarques mondiaux.

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  3. Bien sûr, mais je ne cite pas cette aspect des choses car je ne saurais le défendre face aux climato-sceptiques. D'autant que d'autres thèses attribuent le réchauffement climatique à des causes externes à la planète. En effet, pas mal d'observateurs font remarquer qu'on assiste à un réchauffement du système solaire. La question est donc plus vaste qu'on ne le croit. Et je n'ai pas l'expertise pour en parler.
    Tandis que comprendre le concept de pénurie de pétrole est accessible à un enfant de six ans. Quiconque nie le pic pétrolier est un menteur ou un imbécile.
    Et comme tu le dis, cette crise du pétrole risque d'entraîner de graves crises sociales (Mad Max), ce qui est une raison de plus pour s'atteler, tout citoyen un peu responsable, à participer au mouvement de transition.
    Quand à ta remarque sur les oligarques, s'ils se sentaient mis en danger par leurs comportements, ils agiraient autrement. Or, toutes leurs décisions pointent vers une asphyxie de la planète. Soit, c'est suicidaire, soit ils ont un plan de repli, lequel, pour être entendu, implique des thèses conspirationnistes que je ne souhaite pas développer ici. Disons simplement que les nanotechnologies sont étudiées depuis plusieurs décennies, et que leurs applications nombreuses ne sont malheureusement développées et exposées que dans les littératures spécialisées. Peut-être que polluer et détruire l'écosystème ne fait plis peur aux puissants en quête d'immortalité, bientôt accessible à prix exhorbitants (http://www.abstrait-concret.com/2009/11/12/limmortalite-scientifiquement-envisageable-dici-20-ans-seulement-pour-les-riches/).

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Textes, images et vidéos par Christiane Désir. Sous licence "CC" Creative Commons - Attribution-NoCommerciale-NoDerivatives 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0).

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